Je t'écris pleine de solitude, l'âme en peine comme d'habitude. Il y'a un an, tu t'envolais. Loin, loin de cette fatalité qui collait à ta peau. Qui aurait-dit que le temps passerai aussi vite? J'aurai préféré rayer cette date, l'éloigner à tout jamais de ma mémoire. Mais elle est bien là et le restera. Le 30 Avril restera un jour maudit pour toujours. Qui aurait cru, que ce jour,- où je me suis réveillée toute légère, pleine de vie, où j'ai tout donné pour être à la hauteur sur "Tous les cris, les SOS", pour faire comme toi, et essayer de t'arriver ne serait-ce qu'au petit orteil,- ces quelques petits mots, bouleverserait toute ma vie, la réduirait à néant. C'est la première chose que j'ai ressenti, le néant. Cette impression que je n'avais rien vécut dans le passé et qu'il n'y aurait jamais d'avenir, rien après, si ce n'est que le vide. Le mal ne s'est pas apaisé depuis douze mois. Mais pourtant chaque jour, je trouve la force de me lever, de me battre, pour toi et pour personne d'autre. Il y'a un an et 27 jours je vivais aussi le plus beau jour de ma vie. Sans savoir qu'elle prendrait un tournant aussi absurde et dramatique à peine 3 semaines plus tard. Je me disais que ça y'est mon heure était arrivé. J'avais tout, tout ce dont j'avais besoin alors pourquoi? Sur le coup, j'en aurai crever. Je me disais que ma place à prêt tout, elle n'était peut-être que près de toi là-haut. Mais au fond je ne voulais pas. J'ai promis. Promis de toujours me battre et de savourer tous les instants de ma vie. Pour toi & pour Lui. Je sais que c'est loin d'être le cas en ce moment. Mais je te promets que je finirai par reprendre le dessus. Pour toi et pour personne d'autre . Je ne voulais pas comprendre, ce départ me paraissait si brusque et si dérisoire. Il y'eut ensuite les hommages qui se sont succédés, l'album ... Aujourd'hui ça fait un an. Je ne réalise pas, je refuse de réaliser. J'attend toujours le jour qui verra ton retour. Personne ne remplacera cette place si particulière que tu as dans mon coeur, je te le promets. Tu sais c'est dur de faire un hommage à quelqu'un qui ne nous a jamais quitté vraiment. Chaque 30 est une déchirure. Chaque 30 est un anniversaire qu'il faudrait raturer. Celui-là encore plus. Tu sais, ce 30 avril 2007, mon rêve s'est envolé avec toi. Je le voulais ton deuxième album et surtout ta deuxième tournée. J'y croyais dur comme fer. C'est compliqué à exprimer toute ces choses là . Les gens ne peuvent pas comprendrent. Ne peuvent même pas imaginer un cinquième de tout ce que tu m'as apporté. Tu étais comme un frère . Aujourd'hui je m'en veux de ne pas toujours avoir été là . De t'avoir oublié parfois surement parce que j'avais peur . J'étais petite, je ne voulais pas trop m'attacher. Et puis je n'ai pas réaliser tout de suite l'ampleur de cette putain de Muco. Pour moi, tu n'étais que sourire, espoir, force, rayonnement et dignité. Un modèle, un exemple à suivre. Un grand frère comme j'aurai rêver avoir . Personne ne m'avait jamais autant émue avant . Je me souviens de ce jour où tu interpréta "Sos d'un terrien en détresse" . Je ne saurai comment décrire ce que j'ai ressenti sur le coup. Une sensation que je n'avais jamais ressenti. Ta voix m'a porté jusqu'au septième ciel ce jour là. J'étais ailleurs, évadée , loin. Grâce à toi. Aujourd'hui, il me suffit de réécouter cet instant magique pour me redonner un peu de force. 'J'aimerai mieux être un oiseau' Oh oui moi aussi je préférerais être un oiseau depuis un an maintenant. Elle a tellement raison ta petite soeur,lorsqu'elle dit que la mission que tu as accomplie ici est immense. Oui, c'est énorme. Tu as tellement fait avancer les choses. Un jour on la vaincra et ce sera grâce à toi. Tu n'aurai pas aimer nous voir comme ça, abbatus, affligés. Toi qui a su me faire tant rire. C'est la première chose dont je me souviens, ton rire. Toujours là a te marrer, à faire le con. T'as vraiment réussi à nous la faire oublier cette putain de maladie. C'est dur aujourd'hui d'écrire ce texte, j'ai l'impression que tout sonne faux, parce que je sais que mes mots ne seront jamais à la hauteur. A ta hauteur Petit Prince, toi qui est devenu si grand. Il a plu toute la journée hier. Les nuages ont pleurés toute la journée, mes yeux aussi. Pour moi il n'y a pas de hasard, c'était un signe. Un signe de toi là-haut ou alors c'était le ciel qui s'est rendu compte qu'il avait fait une grosse connerie. Je me suis sentie si proche de toi. Je sentais ta présence, plus que les autres jours. Tu me manques, si tu savais. Tu manques à l'espace, tu manques à ma vie. J'ai mal quand je pense que tout aurait pû être différent. Que tu pourrais encore être là, nous offrir ton album et ta tournée si cette greffe était arrivé, si cette putain de maladie n'avait pas existé. Mais avec des si, on refait le monde. Alors même si la douleur ne s'est pas apaisé, même si la nuit mon visage continue d'être noyé par les larmes, même si souvent j'ai envie de tout claquer, je te promets que je me battrai jusqu'au bout . Fort tu l'as été donc je le te le dois. Je te le promets. Je sais aujourd'hui que mes pleurs ne sont pas que de la tristesse mais aussi une rage immense qui grandit en moi un peu plus chaque jour. Voila, mon Ange. Désolé pour ce texte si maladroit, pour ces mots qui partent dans tous les sens, je sais que tu mérite bien plus mais je n'ai pas d'autres armes. Et si tu pouvais revenir, j'ai besoin de toi ici-bas. Je t'embrasse sur tes deux joues. Je t'aime mon Ange, d'une force inimaginable .